Je veux suivre Jésus au chemin de la croix. Il a dit: «Si quelqu’un veut marcher avec moi, qu’il renonce à lui-même et qu’il porte sa croix, qu’il me suive et qu’il donne sa vie par amour»¹ . C’est là, le refrain du chant thème pour le Carême 2026. Suivre Jésus, c’est renoncer à soi-même, c’est accepter de prendre le chemin de la conversion de façon particulière pendant quarante jours, en allant au désert avec le Christ.
Ce chemin de conversion, est un chemin de déplacement. Pendant quarante jours, en effet, nous acceptons de sortir de nos conforts, pour s’engager avec le Seigneur dans une transformation de vie de foi. Cette transformation nécessite des efforts, des sacrifices, non dans un esprit de dolorisme, mais dans le sens d’affirmation de notre adhésion à Dieu, dans l’abandon de soi, dans la confiance au Seigneur et dans l’ouverture aux frères et sœurs.
Pendant le Carême, le temps nous est offert de façon particulière pour nous unir intimement au Seigneur dans la prière et l’action de grâce, dans le jeûne et l’abstinence en nous associant à toutes ces personnes qui souffrent de la faim, de la soif, de la maladie, du rejet, de la persécution, du dénuement, d’un besoin quelconque dans le monde.
Pendant quarante jours, nous sommes appelés à ouvrir davantage notre cœur et nos mains pour secourir les pauvres, les marginalisés, les laissés-pour-compte.
En ce Carême 2026, suis-je prêt, prête, en toute confiance, à prendre le risque du chemin avec le Seigneur, en me laissant conduire par le Christ, en m’unissant davantage à lui, en me penchant au mieux sur mon frère ou ma sœur qui est dans le besoin? Suis-je prêt, prête, à travailler pour le bonheur des autres, pour que l’amour de Dieu et sa paix règnent dans ma communauté, dans l’Église diocésaine et, par ricochet, partout dans le monde?
Ayons confiance! Jésus nous conduit, tout au long de ce temps de grâce. Amen!
Auguste Ifèdoun AGAÏ, prêtre
Répondant diocésain en Liturgie
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Jésus le Christ,
depuis toujours, tu allais avec moi en cette vie,
et je ne le savais pas.
J’entendais parler de toi, ta parole me touchait,
mais mon cœur, le plus souvent, se tenait loin de toi.
Mais, dans les méandres de mon existence,
tout discrètement, tu me gardais.
Puis, un jour, tu m’as fait signe:
«N’aie pas peur, je suis là».
Ta parole vivante et agissante m’a saisi.
Ta présence, brûlante, a bouleversé ma vie.
En moi ont jailli ces mots:
«Seigneur, à qui irions-nous?
Tu as les paroles de la vie éternelle» (Jn 6, 68)
Oui, Jésus, à qui irions-nous?
Dans les moments de joie comme dans les heures sombres,
tu m’invites avec mes frères et mes sœurs
à devenir, pour les personnes que tu mets sur notre chemin,
des êtres de confiance.
Te faire confiance, humblement, simplement,
toi, le Ressuscité,
pour annoncer partout et sans relâche,
que tu ouvres toujours, toujours, un chemin de vie.
Laurent Fontaine
¹ Vie Liturgique no 478, p. 7.
² Prière de Carême, dans Laurent FONTAINE, Carnet pour la réflexion et la prière quotidiennes, supplément de Vie Liturgique, Carême 2026.