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Lancement de l’année jubilaire dans notre diocèse

« Devenons pèlerins d’espérance »

Dimanche le 29 décembre 2024, à 10 h 30, en la cathédrale, était célébrée la messe d’ouverture du Jubilé 2025 pour l’archidiocèse de Rimouski. Elle a été présidée par Mgr Denis Grondin accompagné par plusieurs prêtres concélébrants. Toute l’Église diocésaine était invitée à vivre cette Année Sainte afin de recevoir des grâces de croissance et de renouveau pour sa mission ecclésiale. Pour la circonstance, il n’y eut aucune célébration dominicale, en ce jour, dans les paroisses du diocèse (elles furent anticipées le samedi) afin de favoriser la participation d’un plus grand nombre de pèlerins à cette messe d’introduction au jubilé. Et justement, les fidèles y sont venus nombreux, d’un peu partout dans le diocèse.

La célébration a débuté par le rassemblement d’un groupe de «pèlerins d’espérance», à la salle paroissiale adjacente à la cathédrale, pour l’ouverture officielle de l’année jubilaire 2025. S’y retrouvèrent une centaine de laïcs, de prêtres et de diacres permanents. Cette partie de la célébration était rediffusée sur des écrans dans la nef de la cathédrale pour l’ensemble des fidèles demeurés dans l’église. Elle fut suivie par une procession des pèlerins vers l’arrière de l’église où Mgr Grondin a procédé à la bénédiction d’une eau rappelant le baptême. Par la suite, il en a aspergé les fidèles en circulant dans l’allée centrale. Puis chacun a repris sa place dans la nef et le cortège des concélébrants a regagné le chœur pour la célébration de l’Eucharistie.

Dans son homélie, Mgr Grondin a attiré l’attention sur le fait d’être des «pèlerins d’espérance», entre autres à partir d’une description du logo du jubilé qui véhicule cet appel à l’espérance. En voici quelques extraits:

[…] Dans le logo du Jubilé, on voit une caravane de pèlerins en route, guidés par l’amour du Christ, la croix étant en premier. […] Cette image de la croix, c’est celle du Christ qui nous précède dans la belle aventure du pèlerinage du salut de Dieu. Cette croix où il a tout donné pour qu’on ait accès à ce royaume de Dieu, à cette vie nouvelle, pour qu’on entraîne l’humanité dans cette espérance. Mais on voit aussi, dans le bas du logo, des vagues qui rappellent tout le flot d’événements que l’on doit souvent affronter, qui sont imprévus, qui marquent notre histoire humaine, mais qui n’empêchent pas l’avenir avec Dieu […] par lui et en lui. Et ce qui est étonnant, c’est qu’on a relié une ancre à la croix. Non pas pour bloquer la mobilité, mais pour rappeler que l’on peut marcher sur les eaux avec le Christ, qu’on reste ancré dans la certitude que Dieu ne nous oublie pas. Il veut nous rejoindre, il est fidèle, envoyant aussi des témoins qui nous encouragent, nous unissant dans la prière où nous nous soutenons mutuellement. Nous avons donc besoin de l’ancre d’une communauté de foi afin de cheminer avec le Christ, parce qu’il n’est pas dans les nuages [mais avec nous]. Nous sommes ancrés dans l’espérance grâce au Christ qui fait que nous ne sommes plus des étrangers, mais des frères et des sœurs dans l’amour de Dieu.

L’esprit du Seigneur veut souffler l’espérance en cette année jubilaire, parce que l’espérance veut atterrir dans les situations difficiles à comprendre; il ne faut pas perdre le sens et la direction de l’amour qui produit de grands fruits. […] Nous devons avoir le goût d’être ensemble pour semer cette espérance. Il y a [trois vertus théologales]: la foi, l’espérance et la charité. L’espérance, disait un certain auteur, c’est la plus petite des trois, mais elles ne sont pas séparées pour autant. L’espérance est celle qui nous ouvre à aborder les choses non pas seulement d’une façon rationnellement humaine, avec uniquement notre raison, mais aussi avec notre coeur. Aborder les choses avec un regard qui vienne de Dieu, avec une écoute peut-être du plus pauvre par qui Dieu veut nous parler.

Donc, c’est dans ce sens que nous sommes appelés à être pèlerins d’espérance, [à avoir une] écoute renouvelée pour des solutions renouvelées, renouvelantes, renouvelables. […] Nous avons besoin de cette année sainte […] pour un temps fort, pour vraiment saisir le grand cadeau que le Christ nous a apporté et les dons qu’il a faits et qu’il continue de faire à son Église, en chacun de nous, et ce, pour être une Église entraînante par qui l’Esprit Saint souffle la beauté de la vie et la vraie liberté qui n’auront pas de limite. […]

* * *

[…] Continuons d’être des pèlerins d’espérance, dans la foi, dans la miséricorde, avec la patience et la persévérance, […] qui sont ses deux acolytes! Comme nous sommes tous ici un peu des aînés, pour une majorité, sans doute qu’il y a un peu de persévérance dans notre vie! Continuons d’être ainsi des témoins d’espérance.

Bon jubilé et bonne démarche avec toutes ces grâces spéciales que le Seigneur veut nous donner et que nous pouvons demander. Amen.

Quatre jours plus tôt, soit le 25 décembre, à l’occasion de son message Orbi et Urbi (au monde entier et à la ville de Rome), le pape François nous avait adressé une exhortation pour le Jubilé 2025 où il nous invite à être des «pèlerins d’espérance». En voici quelques extraits:

« Avoir le courage de franchir la Porte et devenir des pèlerins d’espérance »

[…] Frères et sœurs, la porte du cœur de Dieu est toujours ouverte, revenons à Lui! Revenons à ce cœur qui nous aime et nous pardonne! Laissons-nous pardonner par Lui, laissons-nous réconcilier avec Lui! C’est le sens de la Porte Sainte du Jubilé, que j’ai ouverte hier soir, ici à Saint-Pierre: elle représente Jésus, la Porte du salut ouverte à tous. Jésus est la Porte que le Père miséricordieux a ouverte au milieu du monde, au cœur de l’histoire, pour que nous puissions tous revenir à Lui. Nous sommes tous comme des brebis égarées et nous avons besoin d’un Berger et d’une Porte pour retourner à la maison du Père. Jésus est le berger, Jésus est la Porte. […] Il est venu pour nous guérir et nous pardonner. Pèlerins d’espérance, allons à sa rencontre! Ouvrons-Lui les portes de nos cœurs, comme Il nous a ouvert la porte de son Cœur.

(Source: ZENIT – Français, 25 décembre 2024).