89/ COMMUNIER À DU PAIN FRAIS (2006-06-11)
À la Cène, après avoir pris du pain, rendu grâce sur lui, l’avoir rompu en plusieurs morceaux, Jésus en donna un à chacun de ses disciples. À la messe, après avoir posé les mêmes gestes et avoir rendu grâce, le prêtre distribue le « pain de vie » aux fidèles qui sont là rassemblés. Tout porte
à croire qu’il s’agit là du « pain » qui vient tout juste d’être consacré, et non d’un pain de « réserve »
qu’on irait chercher le moment venu, sous prétexte que c’est beaucoup plus pratique. Dans la
célébration de l’Eucharistie, ce qui importe, ce n’est pas de chercher à faire le plus pratique
possible, mais c’est de tout mettre en oeuvre pour que tout soit réalisé avec le plus de vérité
possible. Or l’Eucharistie implique trois actions sur le pain : il est apporté, on rend grâce sur lui, puis
on s’en nourrit. Ces trois actions s’appellent l’une l’autre. Elles forment un tout. À la Cène, le Christ
n’avait pas offert à ses disciples un pain sur lequel il avait rendu grâce la veille. À la messe, nous
sommes invités à l’imiter.
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