VOUS SEREZ MES TÉMOINS !


Vol. 28, no 1, octobre 2003

AU SOMMAIRE DE CE NUMÉRO :

Mission des comités de soutien :
Monique Anctil, r.s. r., responsable diocésaine
"Que toute langue proclame : Jésus-Christ est Seigneur,
à la gloire de Dieu le Père !" (Ph 2, 11)

Paul-Émile Vignola, ptre, répondant diocésain
Informations
Témoignage.
Tournée dans les régions
DOSSIER Congrès diocésain et 30e anniversaire

Vous pouvez lire l'ensemble des articles publiés dans ce numéro
en vous procurant la version imprimée de « Vous serez mes témoins ! ».

Mission des comités de soutien

Jim Murphy, un grand responsable du Renouveau charismatique, raconte que lui-même et un ami prêtre, sont interviewés par une journaliste à l'occasion d'un grand rassemblement charismatique. Cette dernière écoutait avec admiration, alors qu'ils décrivaient les moments importants de la rencontre, le phénomène du Renouveau dans l'Esprit et les fruits nés d'une vie vécue dans l'Esprit Saint. Étonnée, cette journaliste posait des questions sur la guérison, les charismes, l'amour des Écritures et de l'Eucharistie, les conversions, l'élan pour l'évangélisation, un amour profond et sincère pour l'Église. À la fin de cet entrevu, elle leur dit : " Mais c'est extraordinaire! Quand est-ce que tout cela a commencé à se produire dans l'Église? " Le prêtre qui accompagnait Jim sourit et lui demande : " Avez-vous jamais entendu parler de la Pentecôte? "

Si le Renouveau charismatique n'a commencé que depuis environ trente-cinq ans chez nous, l'expérience du Renouveau charismatique est aussi ancienne que l'Église elle-même. Mais croyons-nous encore à l'actualité de cette expérience de Pentecôte? Croyons-nous qu'elle se continue et se répète aujourd'hui dans l'Église ? Comme leaders de ce Renouveau dans l'Esprit, notre mission est de promouvoir cette grâce de Pentecôte au sein de notre Église. Comme le désire Jean-Paul II, en ce début du vingt et unième siècle, nous avons " à instaurer une culture de Pentecôte ". Pour répondre à cet appel, il nous faut croire en cette grâce de Pentecôte et en la mission qui nous est confiée au sein des groupes du Renouveau charismatique dans notre Église diocésaine.

Le rôle d'un membre de comité de soutien consiste en un ministère de lavement des pieds qui doit s'accomplir dans un esprit de service à l'exemple de Jésus qui est venu non pour être servi mais pour servir.

Le fondement et la toute puissance de ce ministère de service ne se trouvent pas dans des méthodes et des techniques, mais dans une relation profonde et amoureuse avec le Seigneur, Lui qui nous a appelés pour être, à sa suite et à son exemple, servantes et serviteurs, bergers et bergères du troupeau qui nous est confié.

Le Seigneur nous a choisis et a besoin de nous pour être des instruments par lesquels il veut faire passer son amour et sa grande puissance. Nous sommes des personnes bien ordinaires, faibles et pécheresses, aussi vulnérables et fragiles que celles que nous guidons et dont nous avons la responsabilité. Sommes-nous prêts et prêtes, en ce moment, à redire au Seigneur notre désir de devenir toujours plus des instruments, bien sûr, faibles, fragiles et pauvres, mais entièrement abandonnés à sa grâce, livrés à son amour pour qu'il passe en nous et par nous pour toucher le cœur de nos frères et sœurs ?

Lorsqu'à certains jours, nous doutons de nous-mêmes et remettons en question notre engagement ou notre responsabilité, regardons certains grands leaders de la Bible pour retrouver courage. Dieu avait choisi David comme roi pour succéder à Saul, mais lorsque Samuel arriva dans la famille de Jessé pour oindre le futur roi, David était encore loin, dans les champs avec ses moutons. Son père avait appelé tous ses autres fils mais il n'avait pas daigné rappeler David pour qu'il rencontre le prophète : " Il y a bien le petit David qui est encore au champ… mais c'est sûrement pas lui que Dieu a choisi ! " (cf. 1S 16) Il a aussi choisi Gédéon qui se considérait le moins important de sa famille. Il se sentait incapable de conduire une armée. (cf. Jg 6) Mais le Seigneur dit : " Mes chemins ne sont pas vos chemins ", et il le prouve en choisissant ceux et celles qui semblent faibles et démunis. Aux yeux du Seigneur, la compétence, l'efficacité, le succès, ne comptent guère. Mais quel genre de personnes cherche-t-il donc? Tout simplement des hommes et des femmes épris du Seigneur, livrés à l'Esprit Saint.

Rappelons-nous que Jésus a choisi Pierre comme premier responsable de son Église. Après avoir vécu pendant trois ans avec son Maître, il arrivait encore à dire, sous l'effet de la peur : " Je ne connais pas cet homme ". C'est seulement après avoir fait l'expérience forte de la puissance de l'Esprit Saint qu'il est prêt à assumer le rôle de responsable pour lequel Jésus l'avait préparé .

Comme responsables, nous avons à conduire des hommes et des femmes à Jésus-Christ. Mais quelle grande et noble mission!

" Conduire " signifie guider ou passer devant. On ne peut être responsable que si on est soi-même décidé à se rapprocher de Jésus et si on veut aider les autres à faire de même. Le Seigneur ne nous demande pas d'être des experts; il nous demande d'être des servantes et des serviteurs, des bergères et des bergers tout abandonnés à la puissance de son Esprit.

Nouwen dit : " La question principale est de savoir si les responsables de demain sont vraiment des hommes et des femmes de Dieu, des gens possédant un désir ardent de demeurer en présence de Dieu, d'écouter la voix de Dieu, de regarder sa beauté, de toucher la Parole incarnée de Dieu et de goûter pleinement à l'infinie bonté de Dieu. "

Sommes-nous vraiment des hommes et des femmes vivant selon l'Esprit de Dieu ou vivons-nous encore selon la chair? Pensons-nous faire face à la plupart des situations nous-mêmes ou avons-nous vraiment appris que " sans le Seigneur, nous ne pouvons rien faire "? (cf. Jn 15, 5) Lorsque surviennent des conflits ou des difficultés au sein de notre groupe, comment réagissons-nous? Savons-nous implorer les lumières et la force de l'Esprit Saint?

Notre rôle est de connaître Jésus profondément et personnellement, de désirer sa présence, de vouloir entendre sa voix et de faire l'expérience de son amour et de sa bonté. Ce n'est qu'à cette condition que l'Esprit Saint pourra commencer en toute sécurité à nous fournir la connaissance, les talents et les charismes dont nous avons besoin.

Si dans nos groupes nous avons de la difficulté à trouver de nouveaux responsables, serait-ce qu'un grand nombre de personnes que nous accompagnons demeurent simplement sur le seuil… sans entrer vérita-blement dans les voies ou dans la vie de l'Esprit? Si nous sommes si peu efficaces parfois, ne serait-ce pas parce que nous ne marchons pas avec le Seigneur? La puissance de notre ministère vient de notre spiritualité et notre spiritualité vient de notre intimité avec le Christ. La prière sera toujours la sève de notre service. Si nous désirons être de bons responsables, livrons-nous à la prière et si nous désirons de bons responsables pour nos communautés charismatiques, choisissons des hommes et des femmes de prière.

Pour accomplir notre mission de SERVICE, nous avons des dons et des charismes que nous devons recevoir avec gratitude, car ils ne sont pas donnés en raison de nos mérites mais gratuitement en vue du bien commun. Chacun des dons est si important, considérant qu'aucun individu ne possède tous les dons de l'Esprit Saint et qu'aucun individu ne possède des dons de façon permanente. Ils sont donnés pour les besoins de l'Église et de la communauté. Puisque nous sommes membres d'un seul corps, tout ce qui appartient à l'un est pour tous. Il faut désirer, demander et accueillir les charismes; il faut demander qu'ils éclatent dans notre assemblée de prière. Paul VI disait, lors du lancement du livre du Cardinal Suenens : " Comme ce serait merveilleux si le Seigneur nous comblait d'un grand nombre de charismes pour que l'Église soit si belle et extraordinaire qu'elle attire l'attention du profane et du monde sécularisé. " Nous pouvons faire ce même souhait pour chacun de nos groupes du renouveau dans l'Esprit.

Plus qu'un mouvement, le Renouveau charismatique est l'Église en mouvement. La principale originalité du Renouveau charis-matique a toujours été de croire que l'Esprit Saint n'avait pas changé depuis le jour de la Pentecôte. Encore aujourd'hui, on peut faire l'expérience de son Effusion, de sa Puissance, de ses dons et charismes. En raison d'une certaine lassitude, d'un effritement de notre foi ou de l'habitude face à ce qui au début nous émerveillait, ne sommes-nous pas en train de perdre les charismes ou tout simplement de les étouffer? C'est une des missions du Renouveau charismatique que de promouvoir dans l'Église la grâce de Pentecôte et de rappeler l'importance des charismes. Si nous n'y sommes pas fidèles, nous enlevons quelque chose à l'Église. Les charismes sont des dons de l'Esprit et si le Renouveau charismatique ne les utilise pas, ne les met pas en valeur, qui le fera ? Le lieu pour apprendre à se servir des charismes, c'est la réunion de prière. Malheureusement, il y en aura toujours qui perdront les charismes ou affaibliront la dimension charismatique de leur assemblée en donnant peu de place à l'Esprit Saint ou en remplaçant la Parole de Dieu par de plaisants articles ou récits de révélations ou d'apparitions farfe-lues. Ne cédons pas à cette tentation de facilité qui ne flatte que l'émotivité.

J'ai la ferme conviction que le Renouveau charismatique sera crédible si chaque communauté vit dans l'unité et si chacun de ses membres garde le souci de vivre dans la charité. Dans les Actes des Apôtres, on décrit la première communauté chrétienne par ces mots : " La multitude des croyants n'avaient qu'un cœur et qu'une âme. Ils se montraient fidèles à la communion fraternelle. " (4, 32)

La croissance d'une communauté chrétienne se fait par la prédication de l'Évangile (l'enseignement), l'écoute et l'assimilation de la Parole de Dieu de façon à en vivre en permanence, car la foi vient de la prédication de la Parole (Rm 10, 17) et les actions merveilleuses de Dieu se multiplient par la foi que nous mettons en la Parole, car Dieu accomplit ce qu'il dit. Et cette Parole de Dieu, dans nos assemblées, alimente la prière.

La première communauté chrétienne " se montrait assidue à la prière " (2, 42). Ils priaient ensemble pour être de nouveau avec Jésus, pour être en sa présence parce qu'ils se souvenaient de ces paroles de Jésus : " Quand deux ou trois sont réunis en mon nom, je suis là au milieu d'eux " (Mt 18, 20). Jésus au milieu d'eux, les assure à nouveau de sa présence quand il dit : " et voici que je suis avec vous pour toujours et jusqu'à la fin du monde " (Mt 28, 20). Les effets de leur prière étaient extraordinaires : " Nombreux étaient les signes et prodiges accomplis par les apôtres… " de telle sorte " qu'on allait jusqu'à transporter les malades dans les rues et à les déposer sur des grabats afin qu'au moins, l'ombre de Pierre, à son passage, couvrit l'un d'eux. Quelle foi! Quelles sont les merveilles accomplies par la puissance de la Parole de Dieu proclamée, enseignée et priée dans nos assemblées? Pour que nous puissions consta-ter quelques signes, il nous faut donner beaucoup, beaucoup de place à la Parole.

Je suis également convaincue qu'un groupe du Renouveau ne peut croître que s'il a un bon comité de soutien c'est-à-dire trois, cinq ou sept personnes… qui font équipe, qui se rassemblent régulièrement pour prier, discerner, établir des priorités, partager les responsabilités… qui vivent de la charité et qui ont à cœur de faire grandir dans la foi, l'espérance et l'amour la communauté qu'elles animent. Le groupe de prière a la couleur de son comité de soutien. Quelle cote pourrais-je donner à mon groupe de prière, en ce moment? Je vous entends y répondre dans le silence de votre cœur. Eh bien! Votre réponse vous dit la qualité de votre comité de soutien.

Je constate que la prière avec imposition des mains est très peu utilisée dans certains groupes et je m'en attriste beaucoup. Je trouve regrettable que l'on ne profite pas de cette forme de prière qui est source de grandes grâces et bénédictions, de grandes guérisons et libérations pour les personnes qui en bénéficient comme pour celles qui l'exercent. Il faut la faire connaître dans toute sa richesse par un enseignement donné au groupe quelques fois au cours de l'année. Il faut l'offrir au groupe et à des personnes qui viennent à nous avec des souffrances et des difficultés de toutes sortes. Commencez à l'exercer assidûment en comités de soutien, en priant les uns sur les autres et vous serez témoins de grandes merveilles par les charismes qui se développeront dans votre groupe.

" L'aumônier du Sénat des Etats-Unis, Richard Halverston dit qu'il n'existe vraiment aucune alternative à la prière. «Vous pouvez vous préoccuper d'organisation jusqu'à en être épuisé, vous pouvez faire des projets et les financer tous. Mais si vous ne priez pas, vous avez perdu tout votre temps. La prière n'est pas une option. Elle est obligatoire. Ne pas prier signifie désobéir à Dieu.» " Ce n'est pas par la puissance, ni par la force, mais par mon Esprit ", nous dit Dieu à travers le prophète Zacharie (4, 6). Ce n'est que par la prière que nous pouvons recevoir le Saint-Esprit de Dieu, et que nous verrons l'Église sans cesse renouvelée par sa toute-puissance. " (Le Renouveau Charismatique, Une grâce, un défi et une mission, Éditions des Béatitudes, p. 33)

Que le Souffle de Pentecôte nous garde fermes dans la foi, joyeux dans l'espérance et ardents dans la charité dans la mission qui nous est confiée dans nos groupes du Renouveau au sein de notre Église.

MONIQUE ANCTIL, r.s.r.
Responsable diocésaine

"Que toute langue proclame : Jésus-Christ est Seigneur,
à la gloire de Dieu le Père !" (Ph 2, 11)

Cette phrase, c'est la profession de foi de la première génération de croyants, ceux qui ont cru en la prédication de Paul, de Pierre et de Jean. Dire Jésus est Seigneur, c'est plus qu'un témoignage, c'est ce qu'on appelle une confession !

Confesser, qu'est-ce que cela veut dire? Pour nous, de par notre expérience, lorsqu'on entend le mot confession, on pense à " confesser ses péchés ". C'est bien mais ce n'est pas tout à fait juste. " Confesser ses péchés ", c'est un sens second. Lorsque je préside des célébrations du pardon, j'insiste surtout sur le premier élément qui est de confesser la miséricorde, l'Amour et la bonté de Dieu. À l'écoute et à l'accueil de la Parole de Dieu et en réponse à cette Parole, on prend conscience de nos limites, de nos imperfections, de nos fautes et de nos trahisons. Face à l'Amour infini de Dieu, en deuxième lieu, on confesse ses péchés.

" Pour la Bible et pour la liturgie, comme pour les Pères de l'Église et les premiers pasteurs des premiers siècles de l'Église, " confession " signifie d'abord proclamation publique de la grandeur, de la sainteté, de l'Amour de Dieu. La " confession " est louange et action de grâce. Elle est chant de la gloire de Dieu. " (Jésus-Christ est Seigneur, A. M. de Monléon, o.p., page 12) La Parole qui change notre existence doit être proclamée publiquement afin que le monde croie et que ce monde devienne louange de Dieu. Il faut donc remarquer la double direction de la confession :

- en direction de Dieu et du Seigneur Jésus, elle est acclamation et action de grâce tant pour ce qu'est Dieu que pour son action continue dans la création et l'histoire des hommes;
- en direction des hommes, elle est déclaration publique, annonce et défi de trouver ailleurs qu'en Jésus-Christ la vérité dernière de l'existence, de trouver ailleurs qu'en Jésus un Sauveur, une raison d'espérer, de trouver ailleurs qu'en Jésus un modèle de vie.

C'est le défi que nous devons lancer à notre monde d'aujourd'hui. " La confession est louange et témoignage. Plus précisément la louange est témoignage. Témoignage important aujourd'hui. En effet dans le contexte présent où un discours sur Dieu est mal reçu et souvent récusé, la plus belle parole que nous puissions prononcer sur Dieu est celle que nous lui adressons. Quand le monde ne veut plus entendre une parole sur Dieu, il est nécessaire que les chrétiens proclament publiquement qu'ils sont en relation actuelle, vivante et aimante avec lui, et qu'ils proclament en exprimant cette relation, c'est-à-dire en priant leur Seigneur. " (Idem, p. 12, 13) La confession n'est donc pas une suite de vérités abstraites un peu comme un livre ou un ouvrage de catéchèse; c'est une prière.

Quand je proclame que JÉSUS EST SEIGNEUR, quelle image de Jésus apparaît en moi? L'image qui correspond à Jésus Seigneur, ce n'est pas le " petit Jésus " de plâtre ou de cire, le " petit Jésus " de Bethléem ou le prédicateur ambulant ou encore le supplicié et crucifié. Quand je proclame que JÉSUS EST SEIGNEUR, c'est proprement le Jésus de l'Ascension, ce Jésus qui a été exalté et invité à siéger à la droite du Père comme Christ et SEIGNEUR. C'est ce que nous enseigne saint Paul. C'est donc le Jésus Ressuscité, le Vivant, Vainqueur des forces du mal et de la mort. C'est déjà le Jésus Transfiguré, Jésus Lumière du monde, réponse à l'espérance de ceux et celles qui croient. C'est Jésus le Pantocrator qui porte en lui son humanité glorifiée. Le petit Jésus dont j'ai fait mention tout à l'heure, je ne l'ai pas rejeté mais il ne faut pas réduire Jésus à ce moment de sa mission parmi nous. Le Verbe fait chair glorifié, c'est celui qui s'est incarné et est né de Marie mais qui siège maintenant à la droite de son Père. C'est le Jésus qui nous a présenté son Évangile comme voie de salut, qui est passé au milieu de nous en faisant le bien.

Jésus n'est plus seulement le prêcheur ambulant de Nazareth qui parlait comme jamais homme n'avait parlé; il est la Parole qui a pris voix d'homme pour déclarer la Vérité, pour accomplir des signes et des miracles avec la souveraineté de Dieu : " Je te le dis, lève-toi et marche! " Cette Parole s'accomplit comme au premier jour : " Que la lumière soit et la lumière fut ". Il a enseigné avec autorité une Parole qui vient du Père, une Bonne Nouvelle de Salut. Le Pantocrator, le Jésus Seigneur, porte en lui les traces de sa Passion. Rappelons-nous l'évangile de Jean qui nous présente l'expérience de Thomas à qui Jésus montre ses plaies à toucher et qui confesse sa foi : " Mon Seigneur et mon Dieu! ". Mon Seigneur, le Seigneur de ma vie. Quand les apôtres sont amenés à prendre conscience de cette dimension de la Personne de leur Maître, ils s'écrasent, ils se prosternent. Pierre, au moment de la pêche miraculeuse s'écrie : " Éloigne-toi de moi, Seigneur, je ne suis qu'un pécheur! " et il se prosterne dans la barque. Et au Thabor, quand Jésus apparaît tout lumineux, les apôtres tombent, fauchés par cette expérience de Dieu. Jésus Seigneur, c'est une Personne qui nous dépasse infiniment, qui est Lumière, Dieu présent dans notre monde, dans notre environnement. Seigneur, c'est un terme qui s'applique uniquement à Dieu et si on le dit de Jésus, c'est parce que Jésus est Dieu.

Pour les premières générations de chrétiens, proclamer la divinité de Jésus, allait de soi. Ce qu'elles avaient peine à accepter, c'est que Jésus ait été vraiment homme. De sorte que certains, pour " sauver " la divinité de Jésus, sont allés jusqu'à enseigner qu'il avait fait semblant; c'est une hérésie qu'on appelle le docétisme. De là sont nées toutes ces querelles et discussions autour de ce qu'on doit enseigner et croire à propos de Jésus; celles-ci ont trouvé leur solution dans les déclarations des premiers Conciles. Jésus est une seule personne dans laquelle il y a deux natures; Jésus c'est une Personne qui est à la fois vrai Dieu (pleinement Dieu) et en même temps vrai homme (pleinement homme). Si pour les premiers chrétiens, c'était l'humanité du Christ, à cause de ses limites, qui faisait problème, pour notre époque, ce qui fait problème, c'est qu'il soit Dieu. On voit en Jésus un homme qui a atteint un niveau très élevé de perfection et de conscience. Nous trouvons sur le marché des livres qui nous présentent Jésus comme un inspiré, un illuminé, qui a réalisé l'union à Dieu de façon extraordinaire. On le considère comme un modèle d'humanité, un grand prophète. Les gens de notre époque sont influencés par la philosophie occidentale, ce qui amène plusieurs à percevoir Jésus comme un beau type humain, comme un frère, un ami, un copain. Non seulement on le réduit à une image de " bon gars " bonasse, mais on perd de vue sa divinité. D'ailleurs, certains théologiens catholiques ont été trop impressionnés ou influencés par les idées de théologiens libéraux et pas assez par l'Écriture et la Tradition de l'Église de sorte que dans leurs écrits, ils mettent pratiquement en doute la divinité du Christ. C'est très grave, parce que si Jésus n'est pas Fils de Dieu, Dieu n'est plus Père et il n'y pas plus d'Esprit Saint qui procède du face à face de l'un et de l'autre. Alors, le Dieu qui devient notre Dieu est celui de l'Ancien Testament, celui des Juifs et des Musulmans. C'est la négation de la Trinité. Il nous faut toujours garder présente la profession de foi de l'Église : " Jésus-Christ est Seigneur, à la gloire de Dieu le Père. "

Dieu le Père a envoyé son Fils, sa Parole faite chair. Après avoir mené à bien sa mission, il a répandu sur nous son Esprit, " Lui qui dans l'obscurité de la foi nous donne de voir, d'entendre, de toucher le Verbe de Vie, d'être saisi par Lui, de faire cette expérience vivante et transformante avec Jésus comme celle de Paul sur le chemin de Damas, comme celle de la plupart d'entre nous lorsque nous avons reçu l'effusion de l'Esprit, une expérience qui nous fait dire comme saint Paul : " Pour moi vivre, c'est le Christ ! " C'est encore Lui qui nous rend capable de dire : " C'est le Seigneur ! " Le recevant, nous devenons capables d'aimer nos frères et sœurs en acte et en vérité; les aimant, nous passons de la mort à la vie. Il nous donne l'audace d'annoncer le Nom de Jésus, de le proclamer, d'en témoigner à tout homme. " (Idem, p. 49) Avec Lui, nous devenons des témoins, des prophètes, des évangélisateurs comme Paul, Pierre et Jean l'ont été en leur temps. Et notre monde, du début du vingt et unième siècle, a besoin d'évangélisateurs, de témoins et d'apôtres et j'oserais dire de martyrs. C'est aussi l'Esprit Saint qui nous pousse à dire au monde :

" Christ est ressuscité,
Il est vraiment ressuscité.
Jésus est Seigneur.

Il s'est relevé, libre d'entre les morts,
Premier-né d'une multitude de frères,
Prémices de ceux qui se sont endormis.
Il a été mort et le voilà Vivant.
Il a vaincu, le lion de la tribu de Juda,
le rejeton de David.
Par sa mort Il a détruit la mort et rendu la vie.
Jésus est Seigneur.

Dieu ne Lui a pas laissé connaître
la corruption du tombeau.
Selon sa Promesse
et en accomplissement des Écritures,
Il l'a fait Christ et Seigneur.
Il est la Résurrection et la Vie,
sur Lui la mort n'a plus d'empire.
Il est vivant aujourd'hui
et pour les siècles sans fin.
Il est le Premier et le Dernier,
le Principe et la Fin,
Il est celui qui Est, qui Était et qui Vient.
Jésus est Seigneur.

Le Christ est ressuscité
et Il est apparu à Pierre puis aux Douze.
Nous croyons que leur témoignage
est véridique.
Jésus est Vivant.
Jésus est Seigneur.

Il est apparu encore à d'autres disciples,
Il a marché, parlé, mangé avec eux,
s'est laissé toucher par eux.
C'est bien Lui, c'est le Seigneur.
Sa Résurrection n'est pas un mythe,
produit de l'imagination défaillante
des disciples
ou pieux souvenir ne vivant
que dans leur mémoire.
Nous ne cherchons pas parmi les morts
Celui qui est Vivant.
Événement insaisissable
à l'observation purement humaine,
la Résurrection du Christ
est un fait irréfutable, irréfragable.
Qui témoignera contre Dieu ?
Jésus est Seigneur.

Ressuscité d'entre les morts,
Jésus est monté aux cieux
où il règne dans la gloire du Père.
Dieu L'a exalté et Lui a donné le Nom

au-dessus de tout Nom.
Jésus est Seigneur.

Il a été établi souverain, juge et héritier
de toutes choses;
sa Majesté domine l'univers.
Tout pouvoir, dans le ciel et sur la terre,
Lui a été donné.
Rien n'échappe à sa puissance
et à sa souveraineté,
à son regard et à sa lumière.
Tout Lui est soumis, tout trouve en Lui
son achèvement et sa plénitude.
Jésus est Seigneur.

Tout ce qui, dans nos vies,
celle des hommes, celle des nations,
tend à Lui usurper quelque chose
de sa Seigneurie, est soumis
au jugement de sa Croix.

Il est Seigneur du temps et de l'histoire.
La clé, le centre et la fin
de toute l'histoire humaine se trouvent en Lui,
le Seigneur et Maître.

Il est le Seigneur des seigneurs.
Il n'est pas de créatures,
angéliques ou humaines, de puissances,
d'éléments de ce monde, de forces occultes
ou manifestes, de pouvoirs, de cultures,
d'autorités, de pensées
qui ne doivent se soumettre
à la Seigneurie universelle de Jésus.
Jésus est Seigneur à la gloire du Père
et il Lui soumettra tout;
le dernier ennemi détruit c'est la Mort,
afin qu'au Nom de Jésus tout genou fléchisse
au ciel, sur terre et aux enfers.
À Lui la puissance et la richesse, la sagesse et
la force, l'honneur, la gloire et la louange.

Jésus est Seigneur, Il est avec nous,
tous les jours jusqu'à la fin du monde. "
(Idem, p. 38, 39, 40, 43)

Paul-Émile Vignola, prêtre.
Répondant diocésain.

Informations:

- Le 8e Congrès national du Renouveau charismatique 2004 se tiendra les 6, 7 et 8 août 2004, à l'Auditorium de Verdun, Montréal. Invité principal : le Père Joseph-Marie Verlinde. Thème : " Ce Jésus, Dieu l'a fait Seigneur et Christ ! " Les personnes intéressées à participer à ce congrès national sont priées d'en informer le service du Renouveau charismatique avant la fin de novembre. Si le nombre est suffisant, nous pourrons organiser un autobus. Il faut faire vite afin de réserver les chambres. Dans les groupes, vous recevrez plus d'informations dans les prochaines semaines

- Une retraite pour les prêtres se tiendra du 1er au 5 août 2004, au Centre de Prière l'Alliance de Trois-Rivières. Invité principal : le Père Joseph-Marie Verlinde.

- Séminaires de croissance : Les charismes

Les 24 et 25 octobre 2003, du vendredi soir 19h30 au samedi soir 21h00,
Séminaires de croissance sur les charismes : " Laissez jaillir l'Esprit ! "
À la Maison-Mère des SS. de N.-D. du St-Rosaire, 300 Allée du Rosaire, Rimouski.
Entrée : porte sud-ouest.
Pour toutes personnes qui le désirent et animés par une équipe diocésaine.

- Ressourcement

Le samedi 8 novembre 2003, de 9h00 à 17h00,
Au sous-sol de l'église St-Rédempteur.
Pour toutes personnes intéressées et animé par une équipe diocésaine.

- Du Cénacle…

Agapèthérapie
Pour tous. Par l'équipe du Cénacle.
- 20-25 octobre 2003 - 03-08 novembre 2003 - 17-22 novembre 2003
Ressourcements
31-02 novembre 2003, " Seigneur, si tu veux, tu peux me guérir " (Mc 1, 40)
Pour tous. Par le Père Roland Poitras, i.v.d.
14-16 novembre 2003, " Accueillir l'Esprit comme la Vierge Marie ".
Pour tous. Par l'abbé Pierre Smith

- Dossier d'animation

Un cahier d'animation, développant le thème : " Que toute langue proclame : Jésus-Christ est Seigneur, à la gloire de Dieu le Père ! " (Ph 2, 11), est en vente au Service du Renouveau charismatique, au coût de 6,00$ l'unité.
Il est offert aux animateurs et animatrices et à toutes personnes qui désirent approfondir ce thème. Il est également très apprécié pour la méditation et la prière personnelle.

- Service de prêt de cassettes

Un service de prêt de cassettes, audio et vidéo, est disponible pour les personnes qui désirent poursuivre leur formation ou leur ressourcement sur différents thèmes . Elles peuvent être en votre possession pour une période d'environ un mois.


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