L'Archevêché de Rimouski (1)

En 1901 débutait la construction de l'Évêché

L'Évêché de Rimouski est l'un des joyaux du patrimoine rimouskois.
Sa construction a été complétée en 1903, année de l'inauguration de l'édifice.

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(Article paru dans l'hebdomadaire rimouskois L'Avantage votre journal, vol. 6 no 1, 8 juin 2001, p. 3)

Il y a plus de 100 ans débutait la construction du deuxième Évêché de Rimouski. C'est Mgr André-Albert Blais qui, au printemps 1901, jugeait à propos de bâtir un nouvel édifice au lieu de procéder à des travaux majeurs au troisième presbytère de la paroisse Saint-Germain agrandi deux fois en 1852 et en 1869 pour devenir la première maison épiscopale de l'évêque. Le projet avait été initié par son prédécesseur Mgr Jean Langevin, premier évêque de Rimouski, qui n'a pu l'exécuter avant de prendre sa retraite.

L'édifice, dont l'architecture est inspirée de la Renaissance française, fut achevé en janvier 1903 au coût de 42 000 $. Il serait le premier édifice en structure métallique construit à Rimouski. L'intérieur n'a subi depuis aucun grand chambardement, selon Sylvain Gosselin, archiviste du diocèse de Rimouski. «Les appartements principaux, le salon, la chapelle n'ont pas été modifiés», rappelle l'archiviste. L'Évêché fut évacué lors du Grand feu de 1950 sans dommage. «On pensait que l'évêché passerait au feu. Mais on n'a pas été touché. Le feu s'était rendu à la scène de la salle Georges-Beaulieu». Aucune autre catastrophe naturelle n'est venue abîmer l'édifice depuis 1903.

L'Évêché se transforma en Archevêché en 1946 lors de la création de l'Archidiocèse de Rimouski. Le soubassement a été construit de pierres de sable en provenance de New-Castle au Nouveau-Brunswick et les murs de briques réfractaires d'Écosse.

Les plans et devis du nouvel édifice ont été préparés par l'architecte Jos J. B. Verret de Sherbrooke qui travailla en collaboration avec le chanoine Georges Bouillon d'Ottawa, Rimouskois d'origine et concepteur des plans préliminaires. Le bâtiment a été influencé par le style «Château» de la fin du 19e siècle. Un bâtiment combinant le bois, la brique, le fer et la fonte, de 120 pieds [36,5 m] de longueur, 40 [12,2 m] de largeur et 50 pieds [15,2 m] de hauteur, flanqué de tours semi-circulaires de 20 pieds [6,1 m] de diamètre.

Les notes historiques de l'Archevêché de Rimouski sur l'édifice évoquent plusieurs détails de l'ouvrage: le fronton de l'entrée dont le tympan porte les armoiries épiscopales, la colonnade et les balustres en poire de la galerie de la corniche du toit ornée de denticules ainsi que l'encorbellement situé sous les fenêtres du dernier étage évoquant les mâchicoulis des châteaux médiévaux. (2)

L'Archevêché avant 1950  |  L'Archevêché / Photos
Photos du Grand Salon  |  Photos de la Chapelle
Les travaux de restauration 2004-2007

NOTES :
(1) Un diocèse est une portion de l'Église catholique délimitée par un territoire et confiée à la responsabilité d'un évêque. La résidence de l'évêque, son bureau et ceux des services diocésains sont habituellement regroupés sous un même toit, dans un édifice appelé l'évêché. Les diocèses sont regroupés en «provinces ecclésiatiques». L'évêque responsable d'une province ecclésiastique reçoit le titre d'archevêque. Son diocèse est alors érigé en archidiocèse et son évêché devient un archevêché. La province ecclésiastique de Rimouski comprend l'archidiocèse de Rimouski et les diocèses suffragants de Gaspé et de Baie-Comeau. Avant de devenir un archidiocèse en 1946, Rimouski était un diocèse suffragant de Québec. C'est pourquoi, dans le langage courant, on emploie indifféremment les termes Évêché de Rimouski ou Archevêché de Rimouski pour désigner cet édifice diocésain. (NDLR) (Retour au texte)

(2) Terminologie (d'après Le petit Larousse illustré) :
Denticule : chacune des petites saillies cubiques alignées constituant un ornement de corniche.
Encorbellement : saillie sur le plan d'un mur.
Fronton : couronnement de la façade en forme triangulaire, plus large que haut et fait d'un tympan qu'entoure un cadre mouluré.
Mâchicoulis : galerie au sommet d'une muraille ou d'une tour, comportant des ouvertures permettant d'en défendre l'accès.
Rampant : chacun des côtés oblique du triangle dessiné par le fronton.
Tympan : surface comprise entre le linteau et les deux rampants. (NDLR) (Retour au texte)



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