CONSEIL PRESBYTÉRAL
DU DIOCÈSE DE RIMOUSKI

ÉCHOS DU CPR 2009

09-03-2009 (no 198) 27-04-2009 (no 199) 28-09-2009 (no 201)
26-10-2009 (no 202) Année 2008 Année 2010

N.B. : les réunions 197 (26 janvier), 200 (6 juin) et 203 (30 novembre) n'ont pas fait l'objet d'un résumé.

198e réunion du Conseil presbytéral
tenue à Rimouski le 9 mars 2009,
de 9h30 à 16h00.

198-1. NOUVEAUX DÉFIS DIOCÉSAINS : LES RÉAMÉNAGEMENTS PASTORAUX

Ce sujet était à l'ordre du jour de la réunion du 26 janvier, mais comme le CPR n'a pas eu le temps de vider la question, il est ramené pour discussion : compte tenu des effectifs pastoraux actuels et futurs, compte tenu du vécu actuel des paroisses (personnel, finances, églises), quelles devraient être nos priorités pastorales pour les prochains cinq ans? En particulier, devons-nous maintenir les structures actuelles au niveau de chaque communauté? Il s'agit d'aider Mgr l'archevêque à préciser ses orientations pastorales pour les prochaines années.

Voici le compte rendu des principales interventions :

L'important est d'instituer l'Église à long terme en rassemblant des chrétiens autour de la Parole de Dieu. Mais comment consacrer du temps à la création de nouvelles cellules de vie chrétiennes quand nous sommes aux prises avec de lourdes structures, dont les bâtiments qu'il nous faut entretenir en maintenant de fausses espérances et qui monopolisent toute notre énergie et grugent nos finances? Le personnel pastoral et les bénévoles portent une charge de travail et des responsabilités très lourdes. Nous sommes proches du point de rupture. Mais nous continuons néanmoins à tout assumer et à tout faire. Nous vivons une grande pauvreté et il faut que les communautés paroissiales le comprennent. Il nous faut prendre du recul face au ministère traditionnel, remettre en question nos manières de faire pour dégager de l'espace à la créativité. Si nous voulons créer du neuf, il nous faut procéder à du délestage dans notre ministère et lorsque les circonstances l’exigent, fusionner des paroisses et fermer des églises. Que sommes-nous prêts à laisser tomber? Nous devons le décider ensemble et nous donner une priorité.

Notre Église n'est pas uniquement une dispensatrice de services, mais elle doit surtout être un milieu de vie, d'enracinement, de vécu de la Parole. Les fidèles doivent vivre de l'Évangile et l'annoncer par leurs actes. Nous voulons des laïcs qui soient missionnaires et évangélisateurs de leur milieu et cela commence par la fréquentation de la Parole de Dieu. Car la mission ne repose pas entièrement sur les prêtres, mais aussi sur les laïcs.

Tenant compte de l’évaluation en cours du Chantier diocésain, nous espérons une priorité de fond touchant le passage d'une Église d'entretien à une Église missionnaire, avec des orientations pastorales portant sur les cellules de vie, l'éveil de la foi chez les jeunes (la catéchèse) et la religion populaire (comme les sanctuaires). Nous souhaitons également une priorité de forme, avec des critères clairs, portant sur le délestage que nous devons effectuer.

198-2. LES PARRAINS ET MARRAINES DE BAPTÊME

Le choix par les parents des parrains et marraines de baptême laisse souvent à désirer : on nous présente parfois pour cette fonction ecclésiale des non-croyants ou des non-catholiques, en passant par les personnes non confirmées qui sont de plus en plus nombreuses. Même si la présence de ces personnes n'affecte pas la validité du baptême, on peut s'interroger sur le sens du geste, car elles ne sont pas validement parrains ou marraines. Quand ces cas sont portés à la connaissance des autorités diocésaines, nous devons faire corriger le registre de baptême et rayer le nom du « parrain » ou de la « marraine » en cause en précisant, en annotation marginale, que la personne n'avait pas les qualités requises par le droit pour assumer validement cette fonction.

Il nous faut donc faire preuve de vigilance dans l'acceptation des parrains ou marraines choisis par les parents. D'une part, informer davantage sur les conditions requises pour pouvoir assumer cette tâche ecclésiale. D'autre part, avoir des preuves de la qualification de la personne choisie avant de l'accepter. Dans plusieurs diocèses, on exige maintenant des parrains/marraines (de baptême ou de confirmation) une lettre de recommandation ou un certificat de baptême et de confirmation. Il est opportun d'avoir désormais une exigence semblable dans le diocèse de Rimouski.

La nouvelle politique diocésaine, qui entre en vigueur dès maintenant, consiste donc à exiger désormais des futurs parrains et marraines une preuve de leur baptême et de leur confirmation. Ceci peut se faire par la présentation d'un certificat ou d'un extrait des registres quand les gens ne sont pas connus personnellement du curé ou du ministre célébrant et qu'ils ne sont pas originaires de la paroisse où a lieu le baptême. Quand ils ont été baptisés dans la paroisse où sera célébré le baptême, un document écrit n'est pas requis, car on peut aller vérifier directement dans les registres.

Yves-Marie Mélançon, prêtre
secrétaire du CPR
17 mars 2009


199e réunion du Conseil presbytéral
tenue à Rimouski le 27 avril 2009,
de 9h30 à 16h10.

199-1. L'ABSOLUTION COLLECTIVE

Le 1er avril, les prêtres du diocèse ont eu une journée de ressourcement sur le sacrement du pardon. La fin de l'absolution collective suscite évidemment beaucoup de réactions et est vécue avec une certaine tristesse. Après trente-cinq ans de cette pratique dans notre diocèse, c'est un changement radical. La disparition de l'absolution collective peut être l'occasion de rendre la parole aux fidèles, de leur donner la possibilité d'exprimer ce qu'ils vivent lors de la célébration du sacrement. Par ailleurs, il ne faut pas délaisser les célébrations communautaires qui sont d'une grande richesse. Les fidèles doivent redécouvrir les trésors de la miséricorde divine. Le comité diocésain de théologie va fournir des instruments catéchétiques aux équipes pastorales pour informer les fidèles. Le diocèse va présenter aux prêtres des propositions concrètes et précises sur ce que l'on peut faire pour célébrer adéquatement ce sacrement.

199-2. LA VISITE PASTORALE DE L'ARCHEVÊQUE

Mgr Fournier a demandé aux membres du CPR comment ils concevaient cette tournée du diocèse et comment elle pourrait être aménagée. On lui a suggéré de faire ses visites pastorales à raison de trois ou quatre jours par secteur, sur une période de quatre à cinq ans, car l'agenda ne doit pas être trop serré. On aimerait qu'il rencontre les catéchètes, les comités de liturgie, le conseil de pastorale du secteur, les marguilliers, les maires, les responsables de volets, des non-pratiquants, etc., mais par secteur et groupes d'intérêt et non par paroisse. Ce qui n'empêche aucunement qu'il aille dans les paroisses d'un secteur pour une célébration, pour rencontrer un groupe en particulier ou pour visiter des malades.

Ces rencontres doivent permettre à l'évêque de mieux connaître les gens, leurs besoins, leurs préoccupations, de les écouter, d'aller vers les pauvres, les souffrants. Elles doivent donner aux fidèles l'occasion de le rencontrer, de le connaître, de pouvoir lui parler et lui exprimer leurs inquiétudes et leurs espérances de même que et leurs questions. On propose à Mgr Fournier de donner aux gens une mission à la suite du Christ lors de ces visites. Pour que cette visite pastorale porte du fruit, il faut se centrer sur l'essentiel qui est le Christ.

199-3. RAPPORT DES COMITÉS DIOCÉSAINS DES MINISTÈRES PRESBYTÉRAL ET DIACONAL

Le rapport du comité diocésain du ministère presbytéral été fait par l'abbé Benoît Hins, responsable diocésain, qui a aussi présenté l'Année sacerdotale 2009-2010 proclamée par Benoît XVI. Le diocèse a un candidat au presbytérat en formation au Grand Séminaire de Québec.

Le rapport du comité diocésain du ministère diaconal été fait par M. Guy Leclerc, diacre permanent et responsable diocésain du comité, et par l'abbé Raynald Brillant, membre du comité et responsable diocésain de la formation des diacres. Le premier diacre permanent a été ordonné dans notre diocèse en 1995. Il y a aujourd'hui quatorze diacres permanents et trois personnes en cheminement. On prévoit instituer, cette année, un dimanche du diaconat permanent pour en faire la promotion dans les paroisses. Le programme de formation des candidats au diaconat permanent est de cinq ans. Après une année de discernement, suivent quatre années de formation au diaconat, incluant la formation théologique.

Les diacres permanents recevront une lettre de mission de la part de Mgr Fournier clarifiant le lieu de leur ministère et leur type d'action pastorale. Tout projet diaconal tire avantage à être vécu au sein d'une équipe pastorale, mais sans que le diacre soit pour autant en service paroissial.

199-4. LES ADACES

Dans certaines paroisses, on remarque la faible participation aux adaces ou on manque d'animateurs. Par contre, elles semblent bien organisées et vivantes ailleurs. Malgré les inévitables problèmes rencontrés, ce type de célébration doit être encouragé, car c'est une excellente chose de se rassembler ainsi le dimanche pour célébrer le Seigneur. Les pasteurs doivent porter une attention particulière à la formation des animateurs et leur fournir des instruments pour chaque célébration. Et une adace ne doit pas être préparée ni animée par une personne seule, mais par une équipe.

Yves-Marie Mélançon, prêtre
secrétaire du CPR
29 avril 2009


201e réunion du Conseil presbytéral
tenue à Rimouski le 28 septembre 2009,
de 9h30 à 16h10.

201-1. ÉVALUATION DU CHANTIER DIOCÉSAIN

Un comité a été mis en place par le Conseil presbytéral le 1er décembre 2008 pour procéder à l'évaluation du Chantier diocésain. Il a produit une grille qui a été distribuée au printemps. Soixante-trois feuilles-réponse sont revenues des paroisses dans les délais prévus et ont servi à produire une compilation et un rapport. Les mêmes accents majeurs ressortent constamment. Le portrait du Chantier diocésain qu'on y fait conforte les recommandations initiales du Chantier. On s'y retrouve facilement. Le Chantier a vu juste dans bien des domaines. Ses grandes priorités sont à renforcer.

201-2. SACREMENT DU PARDON

Suite à une demande formulée par le Conseil presbytéral en 2008, le Comité de théologie du diocèse à produit une série de neuf feuillets de réflexion et d'approfondissement sur la miséricorde de Dieu et le sacrement du pardon. Ce sont des outils pastoraux à utiliser librement. Ces fiches sont disponibles sur le site Internet du diocèse. Devant la perte du sens du péché qui caractérise notre monde, la question du sacrement du pardon reste un sujet délicat. Il faut le redécouvrir de manière positive. C'est un don qui est fait aux fidèles de pouvoir exprimer leur relation à Dieu et d'entendre sa Parole de miséricorde transmise par l'Église.

201-3. LA GRIPPE A (H1N1)

Le Conseil presbytéral a approuvé une proposition de communiqué sur quelques mesures à prendre face aux dangers de cette grippe. Il a été publié dans Le Rel@is no 279 et sur le site Internet du diocèse. Au besoin ou si la grippe est plus virulente que prévu, d'autres informations et mesures seront publiées.

Yves-Marie Mélançon, prêtre
secrétaire du CPR
29 septembre 2009


202e réunion du Conseil presbytéral
tenue à Rimouski le 26 octobre 2009,
de 9h30 à 15h55.

202-1. ÊTRE PRÊTRE AUJOURD'HUI

En lien avec l'année sacerdotale, les membres du CPR se posent une question: qui sommes-nous en tant que prêtres et comment exercer notre ministère aujourd'hui?

Nous traversons une période difficile de transformation de l'Église qui en affecte plus d'un. La situation n'est pas récente et elle évolue depuis quelques décennies. Notre société a beaucoup changé, comme notre statut social d'ailleurs, et on ne peut plus être prêtre aujourd'hui comme on l'était hier. Cependant, notre manière d'exercer le ministère n'a pas assez évolué. Il faut se rappeler que l'Église est conduite par l'Esprit Saint. Il ne faut donc pas se décourager ni lâcher prise, mais garder confiance en l'avenir et vivre d'espérance malgré la traversée d'un désert. C'est une croix à porter. Mais suivre le Christ, c'est prendre sa croix et la porter à sa suite en entrant avec lui dans le mystère pascal. C'est notre vocation. Il y a sans cesse des dépouillements à assumer. Il faut s'y faire et l'accepter, car c'est l'état normal de l'Église. Nous sommes comme broyés sous une meule dont l'action va favoriser la naissance de quelque chose de neuf. Une vie d'intimité avec le Seigneur, qui ne nous appelle plus serviteurs mais ses amis, nous permet de continuer, de s'adapter et de semer la Parole.

202-2. PROJETS POUR SOULIGNER L'ANNÉE SACERDOTALE

Des projets sont déjà en marche:

- La journée professionnelle des prêtres animée par M. Gilles Routhier le 11 novembre.
- L'assemblée annuelle des prêtres en juin 2010.
- Mgr Fournier fait parvenir une carte de voeux aux prêtres à l'occasion de leur anniversaire d'ordination sacerdotale.
- Une image prière sera distribuée gratuitement.
- Le comité diocésain du ministère presbytéral organise une journée de ressourcement, en avril 2010 à l'église Saint-Pie X de Rimouski, à l'occasion de la journée mondiale de prières pour les vocations. Thème: du sacerdoce baptismal au sacerdoce presbytéral.

De plus, on propose les projets suivants:

- Faire précéder cette journée de ressourcement en avril 2010 d'une semaine de prières pour les vocations avec des activités pour chaque jour (choix de prières, célébrations, temps d'adoration, etc.).
- On suggère à Mgr Fournier de rédiger une lettre pastorale De l'Évêque et de son presbyterium au Peuple de Dieu, exprimant ce que nous sommes pour les fidèles. Cette lettre pourrait être signée par Mgr Fournier et tous les prêtres. Elle viserait à informer les fidèles et leur faire prendre conscience de ce que font les prêtres. Elle devrait être largement publiée dans les journaux, les feuillets paroissiaux, sur Internet, lue à l'église, etc.

202-3. ACCUEIL DE PRÊTRES VENANT DE L'EXTÉRIEUR DU CANADA

Il est important d'avoir des jeunes prêtres dans notre presbyterium. Les prêtres en provenance de l'extérieur du pays viennent combler ce besoin. Il ne faut pas craindre d'accueillir des prêtres en provenance d'autres diocèses. On l'a toujours fait en recevant pour le ministère des prêtres en provenance de divers instituts religieux. Aujourd'hui, nous sommes également une terre de mission à notre manière. Leur contribution est intéressante et nous enrichit. Ils ont vraiment leur place. Ils assurent, entre autre, la célébration de l'Eucharistie dans les communautés, car elle est au centre de la vie de l'Église. Cependant, notre situation actuelle est différente de celle des missions du passé. Il faut que les prêtres tiennent comptent de la coopération des laïcs, de la coresponsabilité. Il est toujours préférable qu'ils viennent à plusieurs et non individuellement, de manière à se soutenir mutuellement, à s'entraider et à faciliter leur intégration.

202-4. LE COMITÉ DES NOMINATIONS

Ce comité est important, car il élargit la vision des choses, il permet d'apporter des nuances, de favoriser la justice. C'est un lieu de réflexion, de prospectives. En plus de la nomination des prêtres, il doit voir à celle des diacres et des agent(e)s de pastorale, ainsi qu'à la composition des équipes pastorales. Il est utile que ce comité commence son travail dès novembre. Pour 2009-2010, le comité se compose de M. Gérald Roy, vicaire général, de MM. Arthur Leclerc, Marc-André Lavoie, Benoît Hins et de Mme Wendy Paradis, directrice de la pastorale d'ensemble.

Yves-Marie Mélançon, prêtre
secrétaire du CPR
26 octobre 2009



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